GRIMPISME partenaire d’ESCAL’ABUOUX

Pas facile de grimper dehors en ce moment, le printemps tarde à s’installer et je n’ai pas de nouvelles photos ou spots à vous présenter… on patiente.
Vivement le soleil de BUOUX du 13 au 16 mai prochain!

Le club Aptitudes et le CD 84 de la FFME organisent ESCALA’BUOUX, un rassemblement de grimpe convivial et festif sur cette magnifique falaise du Lubéron qui a tellement compté dans l’histoire de l’escalade.

Tests matériel, concert, tombola, par ici pour le programme… et en bonus une GROSSE SURPRISE, mais je ne lacherai pas le morceau!

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GRIMPISME est partenaire de l’événement.

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Test Team 5.10

Cela fait 2 mois que je grimpe avec les nouveaux chaussons Team de Five Ten et il est tant que je vous donne mes impressions, des impressions par définitions toutes personnelles et donc 100% subjectives!
Je dois préciser que j’ai beaucoup grimpé avec des modèles de La Sportiva ces dernières années, et que donc je redécouvre le comportement si différents des chaussons de la marque américaine.

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Ce qui m’a surpris dès le début, c’est la maintien. Du coup après l’avoir au début classée dans la catégorie ballerines, je l’ai vite migrée dans la famille des chaussons à velcro. Pourtant ce n’est pas vraiment ce velcro qui assure cet excellent maintien du pied (premier point fort), mais plutôt la membrane élastique sur le coup de pied. Du coup le talon reste bien en place et renvoie de bonnes sensations (2eme point fort). La période des talons pourris des Anasazi des années 90 est bien révolue.

J’ai testé ces chaussons sur mur où il sont excellents et en falaise où ils font également merveille grâce à une précision et une facilité pour le griffé incroyables (3eme et 4eme points forts). Vu la forme très asymétrique et cambrée du chausson, la surface de semelle en contact avec le caillou est petite mais pourtant on peut y appliquer une très grande force en ressentant exactement ce qui se passe au bout du pied.

On en arrive alors au premier petit bémol provoqué par une telle tonicité du chausson: le manque de souplesse pour les adhérences si le profil est moins que vertical. Je les ai pris pour une dalle en 6c avec quelques adhérences vicieuses, et franchement la Team n’est pas faite pour ça (en plus je suis un gros bourrin).
Elle est donc faite pour les voies au minimum verticales et réservée aux très bons grimpeurs qui sauront utiliser le potentiel de ces armes. Si on la place mal, le pied gicle, mais peut-on demander à des skis de slalom d’êtres agréables en chasse-neige?

Pour en finir avec les petits bémols, la Team est en peu dur à enfiler (mais cela est dû à l’efficacité de l’élastique du coup de pied) et le chausson est long à faire au début, comme souvent avec Five Ten (je les ai pris à ma pointure, et je vous déconseille de prendre en dessous).
On finit avec un nouveau point positif, la gomme Stealth Mystique me semble très résistante à l’usure.

Pour conclure, les Teams sont des chaussons redoutables pour les voies dures raides, très très précis, mais à ne pas mettre sous tous les pieds. Je pense que la précision demandé par ce chausson va me faire progresser techniquement, et me permettre de faire plein de croix j’espère!

La reprise au printemps

Aujourd’hui je suis allé grimper au secteur Raph (Mont Dauphin, Hautes Alpes) avec Julien. Soleil, grimpe torse nu, de la balle!
Pour infos, tout est sec dans le grand mur de gauche, sauf quelques prises dans le premier tiers de « bijoux en décomposition » 7b. Par contre le rocher est encore un peu sale et les prises peu pofées, c’est du vrai grimpisme!

C’est un secteur qui convient très bien à la reprise après un long hiver de grimpe sur mur.

Pour recommencer la saison de caillou en douceur en évitant les coups au moral, il vaut mieux:
– parcourir des voies largement en dessous de votre niveau max
– choisir des voies longues, plutôt techniques et homogènes (travail de la précision de la pause de pied, lecture de la voie)
– enchaîner les longueurs pour se mettre en confiance.

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Donc ne vous précipitez pas, remettez vous doucement dans le bain, profitez!

Tests poutres SO ILL

Voilà un petit test qui est bien de saison!
C’est la première fois que je testais le polyuréthane, et bien c’est vraiment étonnant. Le grain est excellent, largement aussi bon que celui produit par le classique mélange sable-résine. Surtout, ce matériau offre 3 avantages imparables: légèreté, solidité (fini la prise qui se fend quand on la sert trop) et légèreté (pour les frais de port par exemple…). A mon avis, le polyuréthane c’est l’avenir de la prise de grimpisme.

J’ai donc testé 2 poutres de la marque américaine So Ill, la Blister (modèle de petite taille, couleur grise sur la photo) et la Blurr (la plus grosse, couleur orange).
Je les ai placé l’une en dessous de l’autre, ce qui donne une sorte de petit pan Gullich et permet de faire des déplacements (on reparlera de l’entrainement sur poutre une autre fois).

La Blister offre une très grande densité de prise, et vue sa petite taille, la variété de celles-ci est très très correcte. Les 2 bonnes prises du haut permettent un bon échauffement. Bref, c’est une poutre qui conviendra très bien aux grimpeurs qui ont peu de place pour placer leur instrument de torture, mais aussi aux petits budgets.

La Blurr est plus imposante, les prises variées. Le plat du haut au milieu est vraiment dément! On peut même le prendre à 2 mains.
La plupart des réglettes sont franches mais peuvent se tenir en semi-tendu (et non en arqué, ce qui serait dangereux pour les doigts). C’est un bon instrument de torture.

Donc j’ai bien aimé bourriner sur ces 2 poutres, et je vais recommencer durant les prochaines semaines!
La grosseur des prises permettra aux grimpeurs de l’utiliser dès le niveau 6a-6b (ouargh la généralité).
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Et pour rigoler, allez jeter un coup d’oeil sur le site web de So Iill, ils sont bien tarrés!

Bi-doigt et bi-doigt

Vu les températures actuelles, on n’a pas trop le choix actuellement, soit on s’enferme dans un salle pour bourriner, soit on mange des chocolats devant la télé.

C’est l’occasion de s’entrainer sur la préhension bi-doigt que l’on peut fréquemment dans les voies dès le niveau 6.
Plutôt que de tirer et encore tirer sur 2 doigts pour finir avec les tendons tendus comme des cordes de piano, il convient de prendre quelques précautions:
– être bien échaufé, hydrater et en forme normale (laisse tomber si c’est « un jour sans »)
– tracer des pas de blocs largement en dessous de son niveau maximum avec des grosses prises de pied
– prendre des longs temps de repos et s’étirer durant ceux-ci.

Selon mon point de vue, il s’agit plus de s’habituer à cette préhension que de vraiment s’entrainer en force (sauf si vous avez la chance d’avoir des doigts très solides, veinard!).

Bi-doigt en préhension classique (annulaire + majeur)

Bi-doigt en préhension pistolet (majeur + index)

Autre chose, il convient de travailler les 2 préhensions,  c’est à dire « majeur + annulaire » ou la bi-doigt classique, ainsi que « majeur + index » ou le bi-doigt « pistolet ».
En effet, certains bi-doigts sont plus confortables dans l’une ou l’autre des préhensions. Et surtout cette polyvalence une fois acquise vous permettra de pouvoir varier les efforts fournis par vos avant-bras, de diminuer les risques de blessure, et enfin d’augmenter vos chances de croiter!

A plus pour d’autres conseils.

Rapide passage au Cimaï

Cimaï

Nous voilà au Cimaï, pas bien réveillés après 3 heures de route et une heure de coucher trop tardive. Ben ouais dur dur la période des fêtes.
Ouarf, c’est toujours aussi beau, ca faisait une paye que je n’avait pas mis les doigts ici. Toujours aussi beau mais toujours aussi technique … La tête dans le seau et une technique de pied déjà bien dégradée par le manque de caillou, je me paye le luxe de tomber dans « squatter », un 7a qui avait été ma première voie de ce niveau à vue, le jour de mes 16 ans, soit bientôt 19 ans en arrière!
Ca c’est de la rouste, je devrais écrire « toujours aussi beau mais je suis toujours aussi peu technique ».

Escalade au Cimaï

On ne se démotive pas et je monte avec Pierre caler les méthodes dans « erreur de taille ».
C’est un très joli 8a quelques mètres à gauche de « Sortilèges » 8b. C’est vraiment très classe. La voie se compose d’une vingtaine de mouvements intenses sur des réglettes cimaïennes, c’est à dire tranchantes. Après quelques essais jusqu’à l’onglée, nous décidons de préserver la peau de nos doigts et d’attendre le soleil annoncé du lendemain matin.

Merci monsieur météo, le temps est froid et couvert le lendemain matin. Le grand beau annoncé se transforme en pluies pour l’après midi… La mort dans l’âme nous remontons sur Volx pour être à l’abri et tirer sur des grosses prises. Au moins cela coupera la route du retour!
Le temps est là aussi froid et humide. La compagnie du petit Jésus est rassurante mais là il faut vraiment avoir la foi pour bourriner. Du coup on grimpe tranquille dans des voies entre 6c et 7b pour en arriver finalement à 10 longueurs, ca défoule!

Grotte de Volx

Même si les conditions n’étaient vraiment pas terribles, ça m’a fait du bien de ne pas toucher un ordi pendant 2 jours. Maintenant c’est reparti à fond pour une ouverture du shop en ligne de Grimpisme aux alentours du 15 janvier prochain. Ca tombe bien mes doigts ont besoin d’un break.

Old school

En me promenant sur le forum de Camptocamp, je suis tombé sur un lien d’une vidéo comparative de Wolfgang Gullich et Patrick Edlinger en compétition.

video escalade, edlinger et gulliche en competition

Ouarf, grimpe de face, en stat en repofant à chaque mouv’, tout ça a prit un coup de vieux!
En regardant les listes de croix de ces légendes de la grimpe, on se rend pourtant compte qu’elles suscitent encore l’admiration et ont de quoi calmer plus d’un jeune loup de compétition affuté comme une formule 1.
Pour Edlinger, les 8a tombe dès 1983 avec « Ca glisse au pays des merveilles » à Buoux, dans un style technique-rougnes qui n’est plus vraiment à la mode (car trop exigeant?).
Pour W.Gullich, ce ne sera rien de moins que le premier 9a de l’escalade en 1991 (Action Direct), et surtout la mise au point d’une nouvelle méthode d’entrainement sur un type de pan, nommé « pan Gullich ». Cette méthode est maintenant devenue le passage quasi obligé dans la carrière d’un grimpeur (bourrin?) de haut niveau.
D’ailleurs je vais faire du « PG » cet aprem, c’est trop bon!

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