MENTAL – REUSSITE 1/2 : pour redéfinir la notion d’échec et de réussite
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Je t’invite en introduction à regarder cette vidéo sur Oriane Bertone ci-dessous. Puis à te poser la question suivante :
Est-ce une réussite ou un échec d’atteindre la finale des jeux olympiques à domicile ? L’épreuve étant de plus un classement combiné à la valeur sportive discutable. En tenant compte du fait que qu’elle n’est pas une spécialiste de la grimpe en voie.
Cette notion de d’échec/réussite est si prégnante dans notre société, et si néfaste à mon sens. Je m’attaque à elle dès les premières minutes de ma formation « Entraînement mental, confiance et peur de la chute ». Si déjà on peut s’en détacher quand on grimpe, c’est déjà un pas dans la bonne direction. Car c’est un frein au plaisir de pratiquer, et à la progression.
Dans nos habitudes de grimpeurs, “enchainer = réussite” et “tomber ou se faire bloquer = échec”. Cette notion d’échec/réussite me dérange. Elle juge le résultat, et ne prend pas en compte la performance en elle-même.
Cela fait 2 séances que tu attrapes cette dégaine dans la dalle sous le relais, en arrivant devant elle. Mais cette fois tu as respiré pour te calmer, tu as clippé, puis tu as tout de même saisi cette foutue dégaine. Echec ou réussite ?
Cela fait deux séances que tu essayes ce bloc, sans réussir le deuxième mouvement. Pour cette troisième séance, tu as presque tenu la réglette main droite. Echec ou réussite ?
Aujourd’hui tu es vraiment crevé, et tu as peur. Tu fais quelques longueurs très faciles, puis tu restes tranquille avec les copains. Echec ou réussite ?
Pour la plupart d’entre nous, afin de garder la motivation, de construire la confiance dans sa grimpe sur le long terme, il faut voir sa pratique sous un angle bienveillant et positif. Ce qui n’est pas un rejet de l’exigence, bien au contraire. Il ne s’agit pas de se satisfaire de ses performances du moment, mais de se contenter des petits “plus” pour les perpétuer afin de mieux grimper et de développer sa confiance.
Certaines personnes que j’entraîne n’ont pas besoin de cela. Elles peuvent garder une grande détermination et une grande exigence en se concentrant surtout sur l’enchainement du bloc ou de la voie comme principal critère de réussite. Et durer dans ce processus.
Si cela ne fonctionne pas pour vous, que cela ouvre la voie à la peur de l’échec, au découragement, le mieux peut être de se détacher de cette notion brute d’enchainement, de la dissocier le plus possible de la réussite. Ecoutez si dessous les propos de Seb Bouin qui débute le travail d’un nouveau projet.
Selon moi, la seule manière d’échouer est de ne pas accepter la situation et de ne pas s’en servir pour apprendre, pour grandir.
La plus belle réussite est de grimper du mieux qu’on est capable ce jour-là. En fonction de ses capacités physiques et mental du jour, sans dégradation technique. Que cela aboutisse à une chute, ou que cela se termine par un réta au sommet du bloc ou un clippage de chaîne. L’enchaînement est secondaire. Ce ne sont pas que des jolis mots pour faire un article!
Alors, la prochaine fois que tu demandes à ton pote qui a essayé sans toi son projet, tu lui demandes “s’il a enchainé ?” ou “comment cela s’est passé ?”
On se retrouve bientôt pour l’article 2 sur ce thème de la réussite.

